Vernissage « ready-made »

Lors de ce vernissage du 22 mars 2019, tous les participants ont pu découvrir les talents cachés locaux  rassemblés sur les murs de la galerie ARTRIE révélant eux-mêmes ces oeuvres de nature ou fabriqués par le hasard et le temps. 
Ainsi cohabitaient des morceaux de fer ou de béton, faits de bois récupérés, flottants ou enterrés, d’aluminium usé ou d’acier rouillé, des brosses et des tissus, tous déchets abandonnés et repris par des yeux aguerris et sensibles à leur poésie et leur beauté formelle ou mémorisée.
 
Oeuvres doublement humaines par leur origine et par leur récupération, elles annoncent un temps de circulation des objets et de leur valeur de traces d’art par ceux qui savent les regarder comme nous le disait Marcel DUCHAMP, reconnaissant dans tout cela l’imagination et le génie humain à respecter.
La création appartient à tous et elle  est d’autant plus utile aujourd’hui pour des jeunes générations risquant d’abandonner trop vite cet inventivité enfantine devant des outils de passivité que leur offre désormais tous les écrans marchands. 
Cette aventure de découverte sera renouvelée par la galerie.
 

« Ready-made, assemblages & c° » [Nouvelle Exposition]

Du Sam. 23 mars au Dim. 7 avril 2019

Vernissage le vendredi 22 mars à partir de 18h30 !

Exposition Ready-made, assemblages & c° – Mars 2019 © A.R.T. 2019

Dès 1913, Marcel Duchamp (1887-1968), peintre et sculpteur français, pense que l’oeuvre d’art dépend de celui qui l’observe et que tout objet peut donc être considéré comme de l’art si nous le concevons comme tel. Et il propose des objets manufacturés comme des œuvres d’art, des ready-mades, selon son expression.

Dans cet esprit, la galerie de l’Atelier-Résidence de Trie (A.R.T.) présente une exposition avec les propositions reçues suite à un appel à « artistes » de notre terroir.

Mais toutes ne sont pas de pures ready-mades au sens original de l’objet utilitaire revu, souvent une extension à des « choses » trouvées, transformées par le temps ou la nature, composées ou assemblées. Elles se révèlent alors à notre regard différentes, ou poétiques ou conceptuelles, indiquant ainsi la relativité de l’art tel que Duchamp nous l’a transmise et tous ceux qui à sa suite ont fait de l’installation, de l’accumulation, de la mutation, avec ces objets du quotidien, de nature ou de manufacture.

Nous vous accueillons à la galerie pour cette exposition de printemps du samedi 23 mars au dimanche 7 avril 2019 tous les jours de 11h à 17h, avec les créations de :

CAT, une artisane de nos intérieurs réels mais aussi virtuels quand elle nous fait découvrir que les outils de son quotidien ont une âme vivante et espiègle

Gilbert DURAN, artiste protéiforme, qui par la grâce de ses révélations, nous dévoile l’autre nature des objets de l’industrie manufacturière.

Vincent KASTEL qui plonge dans nos déchets les plus polluants ou les moins éco-responsables pour ensuite nous les montrer dans un assemblement baroque et sous un jour à la fois inquiétant et romanesque.

Cécile PERES se ballade le long des dunes pour nous ramener ce qui flotte, en mer et dans sa tête, en leur insufflant une nouvelle vie poétique.

Loïc PLOTEAU enfant du péri-urbain et montagnard de racines, pour qui les objets sont issus de l’ultra-modernité ou du néolithique. Un sens donné au temps qui file et qui laisse des traces qui nous émeuvent et évoquent nos anciens mais aussi un futur cataclysmique ou désirable. Place aux mots secrets de l’objet trouvé, déniché.

Jean-Dominique PONTICO pour qui les objets de travail deviennent vivants et spirituels comme des totems qui nous suivent pour nous donner la joie de vivre.

Jean-Pierre ROLAND qui nous interpelle par ses analogies et ses jeux d’objets, afin de les rendre sujets de questionnements et, peut-être, de réflexions à suivre.

Découvrez les tous plus intimement au cours du vernissage qui aura lieu le vendredi 22 mars à partir de 18h30 – Informations au 06 1308 1380

« Une famille… Des peintures » [Exposition]

Du samedi 20 octobre au dimanche 5 novembre 2018

Vernissage le samedi 20 oct. à partir de 19h !

La galerie de l’Atelier-Résidence de Trie-sur-Baïse (A.R.T.) a inauguré le mercredi 25 juillet 2018, sa première exposition « Off Course » qui, à l’oc-casion du départ du Tour de France, célébrait le vélo avec, entre autres, les peintures de Jacques Bollo (1931-2013) et le livre d’Éric Fottorino, « Les Vélos de Bollo », paru aux éditions Gaussen en 2011.

L’idée de la galerie est de permettre de découvrir des peintres de tous bords et de tous styles ayant, par le passé ou dans l’instant présent, une expression personnelle du monde qui les anime et où la vie et l’art se rassemblent pour nous donner matière à réflexion.

Ainsi la galerie de l’A.R.T. souhaite développer, à l’occasion des expositions, des réflexions sur l’art et son usage, son intérêt, son utilité ou toute autre thématique que les œuvres pourraient soulever.

La présente exposition du 20 octobre au 4 novembre 2018 présente les œuvres de cinq membres d’une même famille, qui nous interroge sur la nature innée de la peinture ou sa transmission par l’éducation, le modèle, l’imitation. Ce sont :

  • Jacques Morlet dit Salis (1908-2003), le père ;
  • Eric Morlet (1930-1956), le fils aîné ;
  • José Morlet-Van Melsen (1930-2016), la fille;
  • Didier Morlet (1944-), le fils cadet ;
  • Guillaume Menguy (2000-), le petit-fils.

Tous les cinq développent un style, non pas commun, mais étonnamment compatible à travers les couleurs, la composition ou le dessin et parfois les thèmes. On pourrait presque dire une famille de peintures pour une famille en peinture ! Tradition qui se prolonge encore à travers enfants et petits-enfants qui semblent profiter, si ce n’est de gènes d’art, au moins de cette ambition d’artistes.

L’histoire connaît ainsi des familles d’artistes qui s’engendrent dans le temps ou qui se superposent et parfois dans de telles concurrences que certains membres en sont meurtris ou au contraire animés. Nous poserons donc la question à cette occasion : l’art est-il hérité ou transmis ?

En fait, tous les artistes sont inspirés par des aînés ou des proches pour mieux s’en libérer en rejetant un académisme étroit et transcrire le plus librement leur émotion face au réel ou leur intime conviction artistique. Ils tentent plutôt de se défaire des influences trop prégnantes pour trouver leur propre voie et leur authenticité mais sans contredire l’histoire qui les a faits comme un processus évolutif qui se construit dans un courant d’histoire familiale ou intellectuelle ou tout simplement universellement humaine.

Nous vous proposons de le découvrir ensemble.

La presse en parle :
17 octobre 2018 : « Artrie : une nouvelle exposition », La Dépêche du Midi.